Attention, ce billet peut choquer certaines personnes de par son contenu grossier et son anti-parisianisme affiché, mais c’est tout ce que la soirée vécue hier soir m’a inspiré: la grossièreté.
Grossier, adjectif.
Sens 1 Se dit d’une personne vulgaire, malpolie. Synonyme abject
Sens 2 De mauvaise qualité. Ex Une couture grossière. Synonyme imparfait
Sens 3 Rudimentaire, sommaire. Ex Il a fait une description grossière de son frère. Synonyme simpliste
Sens 4 Qui révêle l’ignorance, la manque d’intelligence. Ex Une faute grossière Synonyme élémentaire
Explication:
Hier soir, moi et Monsieur avons assisté à la soirée « We Love Fantasy » à la Cité de la Mode et du Design, à Paris. Il faut savoir que les organisateurs sont un collectif nommé We love Art, une agence de communication dont les soirées fleurissent aux quatre coins de la capitale.
J’avais déjà assisté à une « We love » il y a quelques années, que j’avais d’ailleurs détestée. Pourquoi y suis-je retournée alors ? pour ça:
QUOTE Un événement de rentrée exceptionnel dans un lieu jamais vu auparavant, la cité de la mode et du Design. Berlin spirit, terrasse panoramique et dancefloor sulfurique par Ben Klock, Ellen Allien et Seth Troxler. UNQUOTE
Pour le lieu, et la comparaison au mythique club Berlinois le Berghain, dans lequel nous avons passé une superbe nuit il y a moins d’un mois. Parce que j’adore Berlin, j’aime l’esprit créatif et ouvert qui y règne, j’aime les artistes allemands en général, et plus particulièrement pour ce qui est des musiques électroniques. Je pensais que cette soirée prolongerait encore un peu mes vacances.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le Berghain à Berlin est un club installé dans une ancienne centrale électrique du temps de la RDA, dans le quartier alternatif de Friedrichshain. Le club a la réputation d’avoir le meilleur son du monde, et peut se vanter d’avoir fait jouer de grands noms de la scène électro mondiale. L’ambiance est plutôt sulfureuse, l’esprit underground et ouvert. Et c’est ça que j’ai aimé, l’ouverture d’esprit, les gens qui sont là pour faire la fête dans le respect de l’autre.
Maintenant, passons à la version promise par les parisiens: Pour le cadre, soit, ce n’est pas dégueu:
Le lieu est pourtant resté largement inexploité, une décoration à base de pauvres néons roses, de ballons gonflés à l’hélium (WTF) et de petits nuages en carton, comme c’est mignon. Oui sauf qu’on est déjà très loin de l’ambiance industrielle allemande. Ensuite, deux bars: un bar Heineken, 7 € la bière, oui monsieur le parisien, 7€ la bière. Un bar Redbull, 5€ la dose. Pour le reste, 10€ la coupe de champagne. A presque 30€ l’entrée, j’appelle ça du vol manifeste. ou du foutage de gueule. ou les deux mon capitaine. Only in Paris my dear, et oui. Autre spécialité parisienne: le carré VIP, planté à gauche de la scène, encadré de barrières et de vigiles. Car oui, à Paris on aime séparer les classes sociales. Tu comprends, si tu n’es pas assez cool et que tu n’as pas ta carte Gold tu n’es pas mon ami, tu ne peux pas danser près de moi. Excusez-moi je reviens, je vais vomir.
Je termine l’état des lieux avec la visite des toilettes, parce que je crois que c’est la première fois que je vois des vigiles faire la circulation pour accéder aux toilettes, en demandant aux gens de se mettre deux par deux en file indienne. Et qu’une fois que tu es entrée après avoir respiré l’odeur nauséabonde de ces petits cons sous coke, que pendant juste une minute tu aimerais pisser tranquille, tu as un deuxième gorille qui tambourine à ta porte pour te dire de te dépêcher parce que je cite « il y a 2 600 personnes qui veulent pisser ici! ». Je passe l’étape lavage de mains entourée de conasses sur-lookées braillant à tout va ou vomissant leur champagne sur leurs chaussures de putes. Ah, j’ai encore la nausée.
Je n’ai pas spécialement envie de m’attarder sur les artistes présents, mais rapidement: The Whitest Boy Alive est un groupe mené par un geek niais à gilet en laine et grosses lunettes, je me suis emmerdée (pourtant, j’avais bien aimé le fameux geek dans son autre projet, sous son vrai nom Erlend Oye). Ensuite, un DJ dont j’ai oublié le nom et qui ne savait pas enchaîner deux disques, sa sélection était pourtant pas mal. Enfin, Ellen Allien, que j’avais vue il y a quelques années, qui nous a pondu un set certes bien mixé mais un peu trop « tout public », j’ai même cru qu’elle allait nous passer du Beyonce la bougresse en mini short (c’est quoi cette mode affreuse du mini short ?). Nous ne sommes pas restés pour le dernier DJ, j’avais eu ma dose de connerie.
Pour ce qui est de l’ambiance, et bien, j’ai envie de dire: à la parisienne. Ça puait le fric, la drogue, de petits cons sous acide qui se regardent le nombril. ça crie, ça gerbe, ça te pousse (non, ne t’excuse pas surtout), ça te marche dessus, les filles sont de vraies saloppes en chasse , et même si tu es avec ton mec, elles n’hésitent pas à lui lancer des regards qui appellent au sexe entre deux portes (ma chérie, je te conseille de dégager, ou je risque de te décapiter avec les dents, merci). C’est suffisant, prétentieux, hautain et une vraie honte pour les organisateurs de se faire un fric monstre et de prétendre connaître la musique lorsqu’il ne s’agit que d’arnaque et de connerie humaine.




























