Tout le monde a entendu parler de la grève du RER A, même les provinciaux, n’est ce pas ?
Mon côté roquet a été plus fort que moi, j’ai envoyé un message ce matin sur le site de la RATP, pour demander ce qu’ils comptaient faire pour les usagers pris en otage, pour lesquels la grève a pu porter préjudice. En gros, je paie 109€ par mois pour un service de merde non assuré, vous faites quelque chose pour moi ou je n’ai plus qu’à me taire ?
Voici leur réponse, qui se passe de commentaires.
Bonjour,
Votre courriel a retenu toute mon attention.
Je tiens tout d’abord à vous assurer que l’entreprise est bien consciente des conséquences d’un tel mouvement et regrette profondément les difficultés endurées par sa clientèle.
Bien qu’un système d’alarme sociale ait été mis en place avec les organisations syndicales pour prévenir le plus tôt possible les risques de tension sociale et renforcer le dialogue avec les représentants du personnel, ce mouvement de grève n’a pu être empêché. En conséquence, la RATP a mis en œuvre un dispositif d’information complet pour ses voyageurs, comprenant des communiqués de presse, des insertions dans la presse, une information à la Une du site internet www.ratp.fr, des informations dans les gares et la mise à disposition d’un numéro vert (0 800 15 11 11).
Lundi 14 décembre, la Direction de la RATP a pris l’initiative d’organiser une réunion avec les organisations syndicales afin de proposer les voies de sortie du conflit actuel sur la ligne A du RER. Ces propositions tenaient nécessairement compte des équilibres indispensables entre les salariés au sein d’une entreprise qui en compte 45 000, chiffre à rapprocher de celui des 523 conducteurs de la ligne A.
Cette nouvelle réunion faisait suite à toute une série d’autres, avant et après le déclenchement de la grève, pour tenter de prévenir le conflit puis d’y mettre fin le plus rapidement possible, compte tenu du caractère très préjudiciable de ce mouvement pour les franciliens dans une période économique particulièrement sensible.
Après plusieurs séances de négociations depuis la semaine dernière, la Direction de la RATP a, dans la nuit de jeudi à vendredi, « confirmé, tout en les complétant de manière significative, ses propositions » lors d’une réunion de négociations avec les syndicats pour tenter de mettre fin à la grève des conducteurs du RER A. Dans un communiqué diffusé à l’issue des discussions, elle « invite les organisations syndicales à se prononcer en faveur de ces dernières propositions » qui « complètent » celles qu’elle avait formulées lors de la précédente séance de négociations, dans la nuit de mardi à mercredi.
Cela étant, depuis le jeudi 10 décembre, un service minimum a été assuré aux heures de pointe sur la ligne A, entre 7h30-9h30 et 16h30-19h30, sur les branches Saint-Germain-en-Laye, Boissy Saint-Léger et Marne-la-Vallée – Chessy. En dehors de ces plages horaires, le trafic était quasi nul. De la même manière, la RATP a organisé, un service les samedi et dimanche, à raison d’un train sur deux.
Ces services ont pu être assurés grâce à des personnels non grévistes dont il faut ici souligner le professionnalisme et l’engagement en faveur de la continuité du service public.
Des messages sonores ont été diffusés dans toutes les gares pour informer les voyageurs en temps réel sur les horaires d’arrivée et les destinations des trains en circulation. Les lignes 1, 2, 4, 6 et 14 du métro ont été également renforcées.
Depuis le 28 décembre 2009, la circulation normale des trains a repris sur toute la ligne.
En conclusion, aucune décision n’a été prise à ce jour quant à un éventuel dédommagement lié à ce mouvement social.
Au nom de l’entreprise, je vous présente mes excuses pour le désagrément subi.
Cordialement.
Service clientèle de la ligne A













































