Suite à mon inscription à l’association World Vision, j’ai reçu le dossier de ma filleule et j’ai pu découvrir un nom, un visage. Elle s’apelle Daniela, elle a 9 ans et est indienne Guarani de Bolivie. J’ai lu avec attention le rapport décrivant son environnement, sa famille, son niveau de vie et ses besoins, qui sont d’ordre scolaire et médical. Je me suis empressée de lui envoyer un premier colis, pour me présenter et lui faire parvenir quelques fournitures scolaires (et une poupée!). Je suis ravie que cette petite fille soit entrée dans ma vie, et j’espère pouvoir aller la voir en 2008. Et lorsque les choses vont mal au bureau (c’est à dire tous les jours, dans cette jungle de requins), je regarde la photo de Daniela au dessus de mon pc et je me dis que je n’ai pas à me plaindre. Elle me permet de relativiser et de m’accrocher, pour elle. La solidarité, c’est un excellent moteur.

Cela fait longtemps que je souhaite m’investir dans une action humanitaire, sans savoir laquelle choisir, tant la misère est présente sur cette terre. Difficile de choisir qui aider, et comment. J’ai sauté le pas, après de nombreuses recherches et mûre réflection. J’ai choisi de parrainer un enfant. L’association World Vision propose plusieurs programmes, de solidarité, de promotion de la justice et d’actions d’urgence. Vous pouvez parrainer un enfant, en faisant un don mensuel (à partir de 25 ) et le soutenir dans des domaines aussi essentiels que l’éducation, le suivi médical ou l’alimentation. Je me suis inscrite aujourd’hui et j’attend avec impatience le dossier de ma filleule et la photo de ce petit enfant du bout du monde, qui je l’espère, pourra construire un avenir meilleur.

Je viens d’achever la lecture du très dérangeant American Psycho de l’auteur américain Bret Easton Ellis.
American Psycho décrit la vie de Patrick Bateman, stéréotype du Yuppie des années 80, à l’ambition acérée, avec un goût du luxe obsédant. Bateman passe son temps à s’occuper de lui, de son corps, à déjeuner avec ses pareils dans de grands restaurants et à critiquer les tenues de tout le monde. Mais l’auteur ne s’arrête pas là, il dépeint la noirceur humaine dans sa plus terrible cruauté. Car la nuit, Bateman tombe le masque pour se livrer à des pulsions meurtrières. Et devient un monstre, violant, torturant et tuant des femmes. Les scènes de meurtres sont insoutenables et très dérangeantes de bestialité. Bateman finis par se noyer entre ses deux facettes et parviens avec de plus en plus de difficultés à dissimuler l’assassin qu’il est. Atention, descente en enfer.
La connerie humaine, ce que ça peut faire…
Ils avaient beau avoir un âge avancé et messe le lendemain matin, une cinquantaine d’intégristes ont réussi, samedi soir, à bloquer l’accès à la chapelle royale du château de Versailles. Ce faisant, ils ont empêché le public de voir l’installation des robes de mariée du couturier Christian Lacroix, clou des neuf propositions d’artistes disposées dans le château et le parc pour la troisième édition de Versailles off, version locale de la Nuit blanche parisienne.
Vers 23 heures, ça chauffe devant l’entrée de la chapelle. Les intégristes chantent, récitent des Je vous salue Marie à forte voix. Autour d’eux, on crie «Partez !» «Laïcité, liberté !» Un jeune homme en vient aux mains avec un des bloqueurs. On engueule la douzaine de fonctionnaires de police, inactifs. Les bloqueurs sont arrivés à 19 h 30, ont protesté devant les grilles et ont forcé le passage, blessant légèrement une des gardiennes. L’auteur de l’incident a été interpellé, selon la police. Un propagandiste explique très sérieusement qu’il était prévu dans la chapelle «un défilé de mode et, ensuite, une messe noire».
Cette comique interprétation est une version déformée des phrases, maladroites sans doute, qui associaient robes blanches et magie noire dans le dossier de présentation de l’événement. La frange la plus conservatrice de l’église catholique, très présente à Versailles, s’est emparée de cela pour dénoncer, dans un buzz actif, une opération genre défilé de mode dans un lieu de culte.
Soutien. Moins ordinaire, le soutien qu’a reçu la protestation de la part du maire de la ville, Etienne Pinte (UMP). Gaulliste atypique, connu pour ses positions contre la double peine, il a, cette fois, relayé ces électeurs qui ne sont pas les siens. «Une chapelle dans laquelle il y a l’exercice du culte n’est pas l’endroit opportun pour exposer des robes de haute couture», a-t-il déclaré à l’AFP la semaine dernière. Superbes, les robes baroques que les visiteurs n’ont pas pu voir étaient pourtant plus que conformes à la qualité de l’édifice.
Article de
Libé se passant de commentaires.

La Nuit Blanche c’était hier, et pour éviter la cohue parisienne, nous sommes allés rejoindre les amateurs d’art contemporain au Château de Versailles. Pour faire court, les installations contemporaines ne cassaient franchement pas des briques, et la seule chose que je tenais à voir était la Chapelle relookée par Christian Lacroix, malheureusement rendue inaccessible par des intégristes en bloquant l’accès (surement une connerie de protestation contre un blasphème à deux balles). Donc pas grand chose de valable, ah si l’accès gratuit.

L’avantage de travailler dans un secteur nous amenant à cotoyer des Institutions ou des gouvernements étrangers, c’est que notre Direction nous emmène déjeuner dans des endroits plutôts classes. Ce fut le cas ce midi, à l’occasion d’une réunion commerciale. Nous avons eu le plaisir de déjeuner aux Jardins de Bagatelle, au coeur du Bois de Boulogne. L’endroit est calme, entouré de verdure et de fleurs. Un bâtiment ancien propose plusieurs ambiances, des salles pour buffet aux décorations chaudes ou intimes, une grande verrière, une terrasse toute de Tek avec transats et châpiteaux de tissus. La cuisine est raffinée, originale et mélange saveurs du monde et tradition. Rien que pour ça, tout le monde répond présent et endure la réunion et son lot de discours sans broncher.
Après une dure journée de travail (avec son lot de prises de tête et d’hypocrisies en tout genre, vive la jungle parisienne), mon Amoureux me propose, pour me détendre, un petit dîner au restaurant en bas de chez nous (J’en ai de la chance de vivre avec une crème). Nous sommes donc allés à La Salle à manger déguster une bonne pièce de boeuf au camembert ou du magret de canard au miel et aux épices, puis un délicieux sabayon aux fruits rouges et un fondant au chocolat.. une cuisine rustique mais très fine et très bien présentée, le tout dans un cadre sans grande originalité décorative mais chaleureux et accueillant. Rien de tel pour oublier les collègues lourdingues ou le métro bondé!

Hier soir, pour la suite du festival Emergences, je me préparais, ravie, à voir pour la première fois Bodenstandig 2000, surnommés les « parrains de la Chip music ». Je les ai découvert il a quelque temps, alors que mon ami Tosaka avait passé un de leur titres déjantés lors de notre soirée Zeste.
Les deux compères de Bodenstandig nous ont livré un rock show combinant chansons a capella, chorégraphies ridicules, visuels télématiques, échanges avec le public, voitures volantes et base lunaire.
La suite était tout aussi attendue puisqu’il s’agissait des DAT Politics, venus présenter leur sixième album « Wow Twist ». Nos chers laptop entertainers nous ont pondu un live electro punk sous acide Club Dorothée, avec un son limite grossier voire carrément cheap. J’ai été très déçue par ce live, puisque j’adorais les DAT avant, lorsque leur son était beaucoup plus subtile, magique, ludique et propre. C’est la vie!