mar 16
Pfiouuuuu
icon1 Katy | icon2 Le Journal | icon4 03 16th, 2006| icon3No Comments »

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Ennui :( nom masculin)
Etat de découragement et de langueur.•
Contrariété, tracas, chagrin, tourment.• Dégoût de tout.

Oui, bon en attendant personne ne veut faire les 15 jours qu’ils me restent avant la fin de mon contrat? C’est bête mais plus l’échéance approche, plus j’en ai ras le baba d’être derrière ce bureau. L’ennui, l’ennui, l’ennui, c’est terrible l’ennui.

mar 14

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Camille, Camille, Camille… La jeune fille au fil, à la moue boudeuse et le regard enfantin, jouant d’onomatopées osées sans jamais perdre le LA. Cette même Camille qui emporte deux Victoires de la Musique. Cette Camille qui m’enchante avec son album « le Fil », que j’écoute comme je feuillèterais un joli journal de bord. Camille qui sait choisir les mots, les associer et les rendre drôles, tristes ou les deux à la fois. Quand j’écoute Camille, je retrouve la petite fille malicieuse qui sommeille en moi. Et J’aime.

le site de Camille

mar 14
Let’s play
icon1 Katy | icon2 Tourne Disque | icon4 03 14th, 2006| icon3No Comments »

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Il y a des morceaux qui ne me quittent pas, que je pourrais écouter des dizaines de fois sans me lasser, en ressentant à chaque fois la même émotion, le même bonheur.

Le titre Games de Headphone Science en est un. Une introduction en forme de plainte électronique précède une voix hachée en boucle sur des breakbeats marqués. Les nappes apparaissent et le ryhtme se fait plus présent. Les claviers s’harmonisent avec la consonnance hip hop et la magie opère. Ce titre me transporte littéralement. Merci Dustin Craig.

mar 13

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Et voilà! Notre virée à Barcelone prévue initialement en décembre s’est achevée hier soir! Barcelone est une très jolie ville, très vivante et cosmopolite. Nous avons arpenté la ville et visité des lieux de tous styles: modernes avec le Musée d’Art Contemporain, classiques avec la Sagrada Familia, le Poble Espagnol ou le Parc Guell, et historiques avec le Musée de la Cité. Nous avons bénéficié de quelques degrés supplementaires et surtout du soleil. Nous nous sommes également gavés de produits locaux, fruits, pâtisseries, paellas et autres gourmandises, vite éliminées par notre marche intensive (et encore les pieds dans le sac pour moi). Les frayeurs étaient également au rendez vous, entre les turbulances dans l’avion, et mon vertige omniprésent, mis plusieurs fois à rude épreuve: en haut de la Sagrada Familia: Sueurs froides, en haut du mirador: sueurs froides, sur le bateau pour la croisière sur mer agitée: sueurs froides… On soigne le mal par le mal parait-il, il faut croire que ce n’est pas suffistant puisque j’étais à nouveau terrorisée dans l’avion du retour… quelle trouillasse je fais vraiment! Ajouter à tout cela une auberge de jeunesse disons… locale… dans le quartier des prostituées…donc glauque, bruyant et agité, mais de toute façon nous avons eu droit à des voisins de chambre américains à grosse voix rentrant au milieu de la nuit bourrés en réveillant tout le couloir.. exotique Barcelone… On y retournera, mais pas dans le même hôtel c’est sûr!

mar 8

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J’ai terminé de lire « Ensemble c’est tout » de Anna gavalda. J’avais déjà beaucoup apprécié les précédents livres de l’auteur, pour leur simplicité et leur authenticité. « Ensemble c’est tout » ne raconte rien d’autre qu’une histoire d’amour. Une histoire d’amour entre quatre éclopés de la vie. Camille, Franck, Philibert et Paulette. Des bons à rien, des cabossés, des coeurs purs. Des gens comme vous et moi, qui ont des complexes, des craintes, des manies, des ratés, mais aussi des sentiments sincères et purs. L’écriture d’Anna Gavalda est simple et limpide, et pourtant ses mots et ses personnages nous séduisent immédiatement tant on se retrouve en eux.

Extrait:
Paulette Lestafier n’était pas si folle qu’on le disait. Bien sûr qu’elle reconnaissait les jours puisqu’elle n’avait plus que ça à faire désormais. Les compter, les attendre et les oublier. Elle savait très bien que c’était mercredi aujourd’hui. D’ailleurs elle était prête ! Elle avait mis son manteau, pris son panier et réuni ses coupons de réductions. Elle avait même entendu la voiture de la Yvonne au loin… Mais voilà, son chat était devant la porte, il avait faim et c’est en se penchant pour reposer son bol qu’elle était tombée en se cognant la tête contre la première marche de l’escalier.

Paulette Lestafier tombait souvent, mais c’était son secret. Il ne fallait pas en parler, à personne.
« À personne, tu m’entends ? » se menaçait-elle en silence. « Ni à Yvonne, ni au médecin et encore moins à ton garçon… »

Il fallait se relever lentement, attendre que les objets redeviennent normaux, se frictionner avec du Synthol et cacher ces maudits bleus.

Les bleus de Paulette n’étaient jamais bleus. Ils étaient jaunes, verts ou violacés et restaient longtemps sur son corps. Bien trop longtemps. Plusieurs mois quelquefois… C’était difficile de les cacher. Les bonnes gens lui demandaient pourquoi elle s’habillait toujours comme en plein hiver, pourquoi elle portait des bas et ne quittait jamais son gilet.
Le petit, surtout, la tourmentait avec ça :
– Alors Mémé ? C’est quoi ce travail ? Enlève-moi tout ce bazar, tu vas crever de chaud !

Non, Paulette Lestafier n’était pas folle du tout. Elle savait que ses bleus énormes qui ne partaient jamais allaient lui causer bien des ennuis un jour…
Elle savait comment finissent les vieilles femmes inutiles comme elle. Celles qui laissent venir le chiendent dans leur potager et se tiennent aux meubles pour ne pas tomber. Les vieilles qui n’arrivent pas à passer un fil dans le chas d’une aiguille et ne se souviennent même plus de comment on monte le son du poste. Celles qui essayent tous les boutons de la télécommande et finissent par débrancher l’appareil en pleurant de rage.
Des larmes minuscules et amères.
La tête dans les mains devant une télé morte.